Nze Christian (FR)

"Terres Humides"

expo pH7 de mars - avril 2007

J'ai commencé à faire les photographies de cette série il y a 2 ans en explorant les champs et forets qui entourent ma maison. En fait après plusieurs années de photographie exclusivement en grand format « straight » je voulais changer mon approche et travailler de manière plus instinctive. J'avais depuis longtemps ressenti cette impression de calme et de solitude et je voulais en montrer la poésie.

 

J'ai photographié sous la pluie, la neige et le brouillard qui rendent ces paysages plus mystiques encore. Je voulais capturer cette sensation d,isolement. J'avoue avoir était influencé par certains paysages de « sad landscape » de Sudek que j'avais vu il y une dizaine d'années.

 

 

Natures mortes

« Esprit de fleurs »

expo pH7 octobre - novembre 2002

Je me souviens toujours de mon enfance à Brazzaville, lorsque en pleine saison des pluies, les buissons laissaient jaillir de leurs branches de magnifiques fleurs. J'avais un côté un peu « nature» et je ne manquais pas d'observer, de couper, replanter, mélanger, etc Ces fleurs et leurs beautés, me laissent aujourd,hui, une impression de bien-être.

Quand je regarde les fleurs que je photographie, je retrouve cet esprit que j'avais enfant : une envie de voir les plus petits détails, un plaisir à observer la beauté et les merveilles techniques de la nature.

 

 

Seule une chambre grand format me permet de mettre en image ces fleurs, et de montrer leur finesse. La prise de vue, et sa préparation (plus longue qu,avec un petit format) me rappellent le temps que je passais à les observer. Ainsi, le tirage par contact sur papier platine palladium met en évidence la finesse des tons et des fibres de chaque fleur.


Démarche de l'artiste

 

Né en 1971 à Brazzaville (Congo) je passe mes premières années dans ce pays avant de le quitter pour la France. C,est ici que je commence à pratiquer la photographie, le noir et blanc, le petit format et le reportage. Mais très rapidement la taille de mes appareils augmente, pour obtenir plus de finesse et de détails. Aujourd,hui, je photographie avec des chambres grands formats ( de 18x24 cm à 30x40 cm), ce qui me permet de voir l,image telle qu'elle sera tirée par contact. Utiliser ce genre d,appareil nécessite une grande concentration et oblige un travail plus lent. Mais, l,image grandeur nature et inversée sur le dépoli facilite la composition en rendant l,image plus abstraite.

Pendant cette progression dans le matériel, j,ai aussi évolué dans ma manière de développer et de tirer mes images. J,ai appris en autodidacte les virages et les procédés photographiques « anciens ».

Maintenant, j,utilise pour la plupart de mes travaux des papiers à dessin que je sensibilise, moi-même, avec des solutions de platine et de palladium ou de la gélatine pigmentée. Le papier est choisi selon l,épreuve adaptant ainsi le grain du papier à l,image.

Puis, Je me suis concentré sur l,esthétique, confrontant mon travail au plus d,avis possible, montrant mes images à un maximum de personnes et sur Internet via une page personnelle. Ceci m,a permis de produire un travail plus abouti et de préciser ma démarche photographique. Maintenant, l,envie d,exposer me vient comme une suite logique de cette évolution, car Internet a bien des avantages mais ce genre d,images supportent mal la reproduction et doivent être observées dans leur tirage original. Exposer signifie pour moi, montrer mon travail à sa juste valeur mais aussi être plus en contact avec le public.

 

À propos du platinotype

 

La subtilité des nuances et la permanence des tirages font que le procédé au platine et au palladium est considéré comme l,un des summums de la photographie alternative.

Le platinotype est un processus d,impression qui a plus de cent ans, initialement breveté en 1873 par William Willis, qui plus tard a fondé la « Platinotype Company ». Le papier au platine était disponible dans la première partie du 20eme siècle, fabriqué par une variété de fabricants en Europe et aux Etats-Unis. Les photographies au platine étaient très populaires, car elles se prêtaient bien aux critères de beauté de l,époque.

La révolution russe et la 1ére guerre mondiale ont causé l,augmentation du prix des métaux de famille du platine. Un grand nombre de fabriques ont arrêté la confection de papiers. Les dernières productions anglaises date de la seconde guerre mondiale.

Alors que les papiers au platine disparaissaient du marché, un grand nombre de photographes se sont tournés vers les papiers argentiques. Quelques photographes ont continué à produire des platinotypies, produisant eux-mêmes leur papier. Le platinotype renaît dans les années 60-70, quand certains papiers argentiques disparaissent. Les photographes, s,intéressant à la longue échelle tonale du platine, recommencent à l,utiliser. Ils se rendent compte des avantages suivant:
Le choix du papier permet de changer la tonalité du support.

Le mélange de platine et de Palladium dans différentes combinaisons contrôle la couleur de l,impression.

L,image, formée de métaux nobles, est relativement insensible aux agressions atmosphériques.

L,application à la main amène une certaine unicité à chaque tirage.
Le procédé au platine est une méthode d,impression par contact. Ceci signifie que le négatif est en contact direct avec le papier et qu,il est la taille de l,image finale. Les particules de platine sont dans les fibres du papier ainsi l,image est aussi permanente que le papier lui-même.

Pour d'avantage d'informations concernant l'artiste, visitez son site: www.c-nze.com