1983Depuis 1973 Roger Coqart se consacre à l'étude de structures de croissance d'éléments géométriques qui sont générées à l'aide de l'ordinateur.
Ajourd'hui (1983) il combine également des photographies et des travaux infographiques dans des diptyques d'une teneur poético-conceptuelle.
Caractères de l'oeuvre de Roger Coqart (Roger Kockaerts)
Le hasard
Le hasard est une constante dans l'oeuvre de Roger COQART. Il est apparu dans son travail artistique bien avant l'introduction de l'ordinateur et semble jouer un rôle de catalyseur dans sa démarche.
Il s'explique ainsi sur le rôle de ce facteur dans sa création: "Dans les travaux générés par ordinateur, les éléments aléatoires donnés par le programme sont soigneusement filtrés et canalisés de façon à ce qu'ils ne détruisent pas l'équilibre de la composition. La notion aléatoire est en fait exploitée par rapport à son pouvoir diversifiant qui est nécessaire au soutien de l'intérêt du spectateur".
Il rejoint ici Vera MOLNAR qui exploite le hasard de façon systématique. L'ordinateur enrichit l'imaginaire de l'artiste en produisant des configurations insolites parmi lesquelles il choisit celles qui répondent le mieux à ses critères esthétiques d'équilibre et de composition. Ses premiers essais d'art informatique sont classiques dans ce domaine. Il écrit des programmes qui lui permettent de manipuler des carrés avec intervention du hasard. Cependant, ces éléments aléatoires ne sont pas sauvages. Au contraire, ils sont soigneusement contrôlés afin de pouvoir obtenir des compositions différentes certes, mais pleines de rigueur.
Dans ses montages poético-conceptuels, certains "accidents" dans l'impression des caractères ne sont pas fortuits, mais décidés par l'artiste qui les provoque.
La participation du spectateur
Dès ses premiers travaux sur le carré et le hasard, Roger COQART rejoint les préoccupations artistiques de l'avant-garde du début des années septante qui réagit contre la passivité du spectateur en souhaitant sa participation active.
Le permutable invite le spectateur à prendre part au processus créatif en combinant les formes résultant d'un programme comme bon lui semble. Ce jeu implique à la fois une participation physique du spectateur qui touche les différents éléments en les juxtaposant dans le cas des peintures, en les superposant dans le cas des collages. Mais il amène aussi une participation psychologique du spectateur qui explore ainsi le champ de sa perception et de sa sensibilité aux formes et aux couleurs.Les montages à caractère poético-conceptuels sont plus hermétiques. Ces oeuvres de technique mixte qui allient clichés photographiques et infographismes appellent une participations plus intellectuelle du spectateur. Ce dernier, dans le meilleur des cas, établit des rapports sémantiques entre des images et des signes. Ce sont des clins d'yeux que Roger COQART destine à un public cultivé et averti qui reconnaîtra dans le couple des allusions à son travail antérieur ou encore au contexte culturel belge. Un troisième type de montage que sous-entend des messages éthiques est accessible à tout homme qui réfléchit.
Les suites de mots en "or" imposent au spectateur de rechercher le commun dénominateur entre ces différents dessins. Il est renvoyé au sens qu'il donne au mots en fonction de son propre imaginaire et de sa propre expérience.Il établira donc des liens entre les différents mots selon l'étendue de son vocabulaire et la réalité que recouvre ce vocable.
Nous pouvons conclure que l'oeuvre de Roger COQART est particulièrement exigeante à l'égard du public.
La photographie
L'expérience photographique de Roger COQART transparaît dans toute son oeuvre informatique. Tout d'abord il l'utilise comme moyen de transposition et de communication de ses infographismes. Ensuite, son intérêt pour le noir et blanc découle logiquement de son passé de photographe. Roger COQART emploie rarement les couleurs.
Par contre, il réalise souvent les versions positives et négatives d'un même dessin obtenu à l'aide de l'ordinateur. Il considère d'ailleurs son expérience informatique comme le prolongement de son activité photographique. Il estime que ces deux disciplines possèdent de nombreux points communs. Il compare la découverte de l'output à celle de l'image dans le révélateur. Il explique qu'il considère l'ordinateur comme une extension de son intelligence comme l'est l'appareil photographique ou le pinceau.
A la question que nous lui avons posée sur l'avenir de l'art informatique, il nous a fourni la réponse suivante: "L'avenir de l'art informatique est, selon moi, celui qu'a connu avant lui la photographie créative. D'abord rejeté par le plus grand nombre, puis reconnu au fur et à mesure de son application et de son accoutumance par les différentes couches de la société. Comme en photographie, on produit un grand volume de travaux que l'histoire de l'art va impitoyablement filtrer, pour ne retenir que l'essentiel pour les générations suivantes".
De plus, les montages à caractère poético-conceptuel montrent des exemples du mariage réussi de ces deux disciplines qui se complètent et s'enrichissent mutuellement.La belgitude
En étudiant l'oeuvre de Roger COQART, il nous a semblé qu'on pouvait y appliquer le terme belgitude inventé au début des années septante pour qualifier la littérature belge. En effet, dans les montages poético-conceptuels, nous avons découverts un parfum régional, bien belge.
Hasard, érotisme, humour, ironie sont les maîtres mots de cette série. Ces notions nous rappellent les caractéristiques d'un mouvement pictural qui s'est particulièrement développé chez nous: le surréalisme.
La référence à la pensée Bûl n'est probablement pas l'effet du hasard. Dans sa volonté de ne pas se prendre au sérieux et de dénoncer les vicissitudes de notre société avec ironie et poésie, Roger COQART a quelques liens de parenté avec le Daily Bûl. Il est influencé par leur tournure d'esprit qui - le plus sérieusement du monde - démonte les mécanismes de la logique pour tourner la moindre des phrases en dérision.
C'est un paradoxe, car si nous nous remémorons la définition du surréalisme, nous constatons qu'elle bannit toute intervention de la raison. Or, Roger COQART ne cesse d'y faire appel dans son travail informatique.
Nous pensons que Roger COQART, en rendant hommage aux héritiers du surréalisme belge, exprime ainsi son identité régionale. C'est une façon aussi de reconnaître que les artistes sont influencés par le contexte et l'environnement dans lequel ils créent.
Nous croyons que Roger COQART a réalisé ainsi une oeuvre qui n'aurait pu voir le jour de cette façon qu'en Belgique dans les années septante. Cette démarche est particulièrement originale et ressort de l'ensemble de la production internationale. Elle étonne.
L'écriture
Dans les montages poético-conceptuels, aux images photographiques répond une partie constituée de symboles alphabétiques ou numériques. Nous allons séparer les volets consacrés à des signes alphabétiques de ceux qui sont vides de sens.
Le premier groupe comprend les oeuvres suivantes: "Hommage à la pensée Bûl, Mille fois merci, Referendum, Une image vaut mieux que mille meuhs, Sweet sexteen".
Un message que le spectateur peut lire et comprendre sous-tend chaque oeuvre. L'éclaircissement nécessaire à la compréhension du texte imprimé se trouve toujours sur la photographie: réponse à une question posée et/ou bande "sonore" accompagnant l'idée clé. Nous notons que la seule phrase complète est une citation du Daily Bûl. De plus, la présentation du texte permet de visualiser la situation ou d'anticiper la scène qui va se passer.
Le second groupe comprend: "The Story of Geoducks, Random Greek Ramblings." Il s'agit d'écritures imitées sur le modèle de l'alphabet chinois et grec. De tels signes sont fascinants pour celui qui ne les comprend pas. Leur magie agit. Dans ce type de travail, aucun message n'est présent. Seul la poésie domine. Les titres de ces oeuvres sont d'ailleurs pleins de mystère et invoquent le rêve.
Un troisième groupe comprend les oeuvres constituées de chiffres: "Apparently Random and Randomly Apparent, Phi or the Use and Importance of the Golden Ratio, Battle against Erosion: or Five Year Plan for Weekly Beauty Sessions". Ces oeuvres font référence plus ou moins directement au hasard et aux mathématiques. Nous remarquons que les titres sont beaucoup plus complexes que les précédents. Ils sont constitués en deux parties reliées entre elles par les conjonctions 'or' ou 'and'.
Le dernier exemple "Crossing Paths" rappelle immanquablement les logoneiges de DOTREMONT. C'est peut-être aussi une façon de témoigner sa reconnaissance à un de nos grands créateurs belges et aussi de rappeler que tout un courant de l'art belge porte sur l'écriture. Nous pouvons citer Pierre ALECHINSKY, Pierre CORDIER, HEERBRANT, Serge VANDERCAM, Eddy DEVOLDER, André LAMBOTTE ... Les derniers travaux de Roger COQART renforcent encore cette impression.
Michèle MINNE
1984-85Extrait de: "Deux pionniers de l'art informatique en Belgique: Peter BEYLS et Roger COQART"
Mémoire présenté en vue de l'obtention du grade de licenciée en Histoire de l'Art et Archéologie à l'Université Libre de Bruxelles.
Peinture manuelle sur plexiglas, 1982
La photographie, l'ordinateur et l'aléatoire
On ressent certainement moins, aujourd'hui, la difficulté inhérente à la pensée cartésienne à réunir dans une même idée des propositions d'apparence aussi divergentes, pour un Européen, que l'action scientifique, l'action artistique et la multiplicité des potentiels créatifs qui dérivent de leur rapprochement.
Depuis que, au colloque de Cordoue en 1980, Fritjof Capra (1) parla d'un "Tao de la physique" et que la "Nouvelle Alliance" (2) de Ilya Prigogyne (1979) confirme, précisément pour ce qui nous occupe ici, l'irruption de l'aléatoire dans l'idée classique que l'on s'est faite de la science, un mur s'est décisivement abattu et un fossé s'est irrémédiablement comblé. Il était temps, en effet, de faire savoir que "l'homme n'est pas seul dans l'univers" et, au surplus, que s'adonnant, par nature, aux délices un peu pervers de la création, la société contemporaine ne le jugera pas différemment, à tout prendre, s'il est savant ou s'il est artiste.En enclenchant dès lors sur ce constat, la société elle-même non seulement ne nivelle plus les fonctions selon les critères jadis opposés de la morale et de la technique, mais encore conçoit l'alliance entre les procédés et entre les moyens.
C'est d'évidence, dans cette optique qu'il s'agit actuellement d'inventorier le travail poursuivi par Roger Kockaerts (pseudonyme Roger Coqart) dont les agissements photographiques, s'ils n'étaient pas exempts dès le départ (1956) de réflexions para-scientifiques comme lorsqu'il s'adonna à la confection d'images de structures minérales (3) et végétales, ont rejoint le métier proprement scientifique "appliqué" qu'il pratique par ailleurs à l'Université Libre de Bruxelles.
Cette conjugaison n'est évidemment pas due au hasard pourtant lui-même sollicité par ailleurs dans la confection de son oeuvre qui, de la photographie à l'ordinateur, passe donc pour une part importante d'un art après tout traditionnellement humaniste à ce qu'il est convenu d'appeler, maintenant, un computer art.
Le lien, semble-t-il, qui relie ces activités dans la réflexion de Coqart, c'est justement, comme il le dit lui-même, l'avènement d'une approche nouvelle de l'aléatoire.
Si, l'on savait depuis longtemps - ou que l'on soupçonnait, à tout le moins - que l'aléatoire est une constante de l'oeuvre artistique, à la fois se faisant et se regardant, on n'avait probablement pas admis si facilement que le même jeu se joue, s'agissant de l'aléatoire, dans l'accession de la photographie à un statut qui lui est propre.
Coqart fait remarquer, pour sa part, que le processus photographique et sa physique, comme leurs résultats, ne sont pas indifférents à la notion de l'aléatoire.
La fabrication de la surface sensible mobilise aléatoirement les sels d'argent dans la gélatine et, par ailleurs, la rencontre du photographe et du sujet photographiable (est-ce le "hasard objectif"?) n'en est pas d'avantage indépendante.Au surplus, on peut ajouter cette fois que, se débarrassant d'elle-même de ses douteuses attaches avec une conception archéologique de l'art et, dès lors, avec des conceptions esthétiques traditionnalistes, la photographie contemporaine introduit pratiquement, dans la vision du "réel" (qui n'est pas la même chose que la "réalité") la plus évidente, l'incertitude aléatoire.
Il n'est pas indifférent, à cet égard, de constater entre ce phénomène et la définition même de l'aléatoire une subtile mais importante concordance: "Se dit d'une grandeur qui peut prendre un certain nombre de valeurs à chacune desquelles est attachée une probabilité" (Aléatoire. Larousse)Dans les premières photographies exposées de Roger Kockaerts, peut-être cette recherche de l'aléatoire n'est-elle pas évidente, cependant. Encore était-il conscient, pour sa part, que l'option photographique, même attachée comme alors à une quête esthétique marquée par certains regards de Weston, avait moins à voir avec une approche de la réalité naturelle qu'avec son interprétation.
Je me souviens d'images minérales, de roches et de pierres, exposées en 1967 à la Bibliothèque Royale de Belqique (4), dont les structures plastiques étaient considérées quasiment comme des abstractions bien que les titres que leur auteur leur donnait relevaient plutôt d'une optique poétique d'un sujet tout à fait détourné de son apparence initiale; ces titres: Baiser, Ove, Main.
Mais s'est pourtant l'abstraction formelle, liée à la matière tactile de la pierre et à l'appoint de son opposition à la lumière et à l'ombre, qui fait, aujourd'hui encore, la permanence de ces images, de même d'ailleurs,pour les structures végétales (5) dont l'aspect formel a retenu Coqart davantage que leur apparence naturaliste ou leur attirance écologique.
Si l'on vient aux photographies considérées ici, prises comme telles, on s'aperçoit que cette vision "structurale" s'est relativement peu modifiée, si les sujets eux-mêmes ont changé et se sont diversifiés.
Echaffaudages de bois aux lignes de force affirmées;
Cailloux sans doute plus fondamentalement lyriques;
Etalage d'un institut de beauté où se mêlent l'ironie des "beautiy sessions" annoncées à l'extérieur, la géométrie de la façade, les reflets dans la vitre;
Animaux champêtres saisis par la débauche; l'aléatoire est probablement plus, là, dans la compréhension que Coqart a de ses sujets, de la sensibilité qu'il y met et de la composition qu'il en donne, que dans la volonté esthétique elle-même.Il est là, en alerte; le sujet est donné; Coqart sait ce qu'il en peut éventuellement faire, dans une gamme étendue mais irrationnelle de relations et de communications.
En fait, il adopte une attitude simple qui retient l'oeil et les sens, le concevable et l'inconcevable.
Puis survient l'ordinateur, dont Coqart manipule les arcanes. Et, tout naturellement, l'idée surgit que par delà l'option mathématique pure et le fonctionnalisme scientifique auquel l'ordinateur dispose, un champs est ouvert qui se partage, pour lui, en deux branches qui ne sont néanmoins pas tout à fait sans connivences: la graphie conceptuelle que l'ordinateur appelle - et c'est le "computer art" (6) - l'association de l'image photographique à la graphie "ordinatrice" et la distorsion objective des termes du langage (la lettre et le mot) par le biais, de nouveau, de l'ordinateur.
L'aléatoire resurgit, ainsi, par l'intrusion d'un appareillage a priori rigoureux et même rigide - ordonnateur de "trames" - qui, d'ailleurs, flatte en Coqart ce que son esprit conserve, visiblement, d'attirance géométrique et, donc, d'ordre esthétique.
Il dit: "L'aléatoire, à l'ordinateur, est exploité par l'utilisation de programmes générateurs de nombres pseudo-aléatoires couplés aux programmes générateurs d'images. En fait, le système fonctionne par la permutation mathématique de quelques éléments visuels considérés".
Ce qui atteste, en même temps, la connexion des éléments de jugement externes (l'ordinateur dit ce qu'on veut lui faire dire) et des éléments de la communication mathématique.Cette conjugaison est particulièrement évidente dans l'oeuvre graphi-computerisée de Coqart, qui relève toujours de l'ordonnance répétitive et, comme on l'a noté déjà, des structures apparentes de la géométrie. Et cette constructivité - peut-être ce constructivisme, au sens où l'entendent les arts plastiques modernes - subsiste même lorsque l'aléatoire joue à plein, c'est à dire, pour en revenir à sa définition du dictionnaire, lorsque, en effet, sont impliquées des valeurs auxquelles sont attachées une probabilité.
Exemple: l'Hommage à la pensée Bûl où sont confrontés une photographie répétitive d'ellipses et collusions réciproques et l'illusionnisme de caractères d'imprimerie d'abord distendus les uns par rapport aux autres et que l'ordinateur force, en quelque sorte, à se fondre l'un en l'autre.Voilà, si l'on veut, la création d'une sémiologie inédite dérivée, comme l'explique Coqart, de l'interaction entre le concept, l'image photographique et l'expression sémiologique. Mais si l'ordinateur dessine, à la limite il ne photographie pas.
Le chemin emprunté par Coqart à cet égard, dès lors, concerne l'exploitation conjointe plutôt qu'intégrée de l'un et de l'autre, dans une forme volontairement dirigée vers le choc visuel, d'une part, vers l'opposition formelle (mais aussi quelquefois vers la fusion formelle), d'autre part.
Permutation, différences, ressemblances. L'aléatoire est, en l'occurrence, un jeu de l'esprit autant qu'une occasion de confronter le sentiment à la manière choisie de l'exprimer, de confronter le calcul et la sensibilité, non plus comme notions contraires mais comme infrastructure de la personnalité nécessairement dualiste des individus. Ironie, sarcasme, dérision sont, de la sorte, des intervenants inattendus mais contingents, dans un discours visuel autrement concerté:
Une image vaut mieux que mille meuhs (deux bovins faisant l'amour = le mot "meuh" électroniquement répété en phrases aléatoirement distendues et comprimées);
Battle against erosion (la vitrine du "Beauty Parlor" = des chiffres électroniquement répétés en alignements aléatoires);
The Use and Importance of the Golden Ratio (l'échaffaudage "structurel" = le nombre d'or représenté comme chiffres multipliés en phrases objectives); etc...
L'intérêt de la démarche concerne, de la sorte, l'inspection (l'introspection) des plus fondamentales pulsions déchriffables aujourd'hui à la fois par la conscience et les automatismes mathématiques, par l'indéfinie pré- ou sous-conscience et les systèmes déjà inventés.
Jacques Meuris
mai 1982.(1) CAPRA, Fritjof. - Le Tao et la physique. In: Science et Conscience, France Culture/Colloque de Cordoue, Stock, Paris, 1980.
(2) PRIGOGYNE, Ilya. - La Nouvelle Alliance, en collaboration avec Isabelle STENGERS, Gallimard, Paris, 1979.
(3) PORTER, Allan. - Composit 3. In: Camera, Lucerne, jan. 1969.
(4) PHOTO-GRAPHIE, catalogue d'exposition, Bibliothèque Albert I, Bruxelles, 1967.
(5) COQART, Roger. - Structures végétales. In; FOCALE, Bruxelles, 1982, n°435.
(6) COQART, Roger. - Computer Graphics: Grid Structures. In: LEONARDO, Oxford, vol.11, 1978.
série de DIPTYQUES